Sauve : Cité médiévale

LES ARMOIRIES DE SAUVE

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« D’argent à une montagne de sable ; du sommet naît une plante de sauge, de sinople, à trois branches ; une muraille crénelée avec deux tours carrées, mouvante du bas de l’écu ; le tout d’or, brochant sur la montagne ; en chef: SAL-SAL ».

LE PONT VIEUX


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C’est sous le règne de la famille Bermond, au Moyen-Âge que l’économie de Sauve se développa fortement. Sa population aurait compté alors jusqu’à 10 000 habitants. Cette enceinte est la manifestation de son autorité qui s’exerce à partir de la ville sur l’extérieur. Elle longe le Vidourle du pont vieux à la résurgence, constituant à l’heure actuelle une partie des murs des maisons surplombant le Vidourle. C’est ici que l’on peut voir les principaux vestiges de cette enceinte. De la résurgence les remparts atteignaient la rue de la Glissette puis la rue Mazan où l’on trouve les vestiges d’une tour et d’une porte, l’enceinte suit ensuite la Grand Rue puis la rue du Terrail, elle longe alors la pente abrupte de Coutach par la rue Eglise Neuve et rue Saint-Jean. Elle achève sa boucle au sud en rejoignant le Pont Vieux.

LES PORTES


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Les portes avaient une double fonction de communication et protection, assurée par l’enceinte. Le nombre de portes est déterminé par l’importance de la ville et la structure de ses relations avec l’extérieur. Ainsi l’enceinte Philippe Auguste à Paris en disposait de dix-neuf.

A Sauve au XVIII ème siècle, on dénote 8 portes, toutes sur ce tracé; La porte du Pont vieux, empruntée quand l’on venait de Nîmes, la porte Neuve, la porte de la rue du Travers, la porte du quartier de la Prague, par laquelle on accède à la mer des rochers, peut-être la nomme-t-on ainsi par rapport à un parc à bestiaux qui aurait pu se tenir sur les terrasses environnantes. La porte de Corconne, la porte de la barrière en direction de St Hippolyte du Fort, la porte du Portalet ouvrant vers le passage à gué et la petite porte de Bourboutelle, peut-être une des plus fréquentée car elle donnait accès à la résurgence.


LA FUSTERIE


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Sur la place Astruc, on trouve les voûtes de la Fusterie. C’est là qu’au moyen-âge étaient installés les charpentiers (en occitan: fuste signifie poutre). Par ailleurs c’était le seul passage possible pour traverser Sauve, les places alentour dépendaient de l’Abbaye et c’est là dit-on que se situait le cimetière.

LES REMPARTS


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C’est sous le règne de la famille Bermond, au Moyen-Âge que l’économie de Sauve se développa fortement. Sa population aurait compté alors jusqu’à 10 000 habitants. Cette enceinte est la manifestation de son autorité qui s’exerce à partir de la ville sur l’extérieur. Elle longe le Vidourle du pont vieux à la résurgence, constituant à l’heure actuelle une partie des murs des maisons surplombant le Vidourle. C’est ici que l’on peut voir les principaux vestiges de cette enceinte. De la résurgence les remparts atteignaient la rue de la Glissette puis la rue Mazan où l’on trouve les vestiges d’une tour et d’une porte, l’enceinte suit ensuite la Grand Rue puis la rue du Terrail, elle longe alors la pente abrupte de Coutach par la rue Eglise Neuve et rue Saint-Jean. Elle achève sa boucle au sud en rejoignant le Pont Vieux.

LA TOUR DE MÔLE


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Une des tours Bermondes de la région (constructions élaborées par le même architecte et les mêmes maçons avec un appareil à bossage identique), à l’origine appelée tour de l’abbaye car elle faisait partie de l’enceinte de l’abbaye. Cette construction date de la fin du XII ème , début du XIII ème siècle.

Elle servait en outre de tour de guet, de refuge en cas de siège avec un point d’eau ( passage du VIDOURLE souterrain), de lieu possible d’émission de message optique par fumée. Elle doit son nom actuel à M. Môle, qui en avait fait l’acquisition, avant qu’elle ne soit rachetée par la commune.


CHÂTEAU DE ROQUEVAIRE


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Aux abords de la Mer de Rochers, se trouve le château de Roquevaire, sur le chemin qui venait de Montpelllier. On ne connait toujours pas l’exacte fonction de ce bâtiment remanié au fil des siècles. Ce fut peut-être la résidence d’été des Évêques de Maguelone, du XIII ème au XVIII ème siècle. Mais cela est peu probable car il n’en est fait mention dans aucun acte officiel. Par contre, ce bâtiment fut la propriété de l’Abbé Henry Delmas, de l’Abbaye de Sauve au cours de la deuxième moitié du XVII ème siècle. Il existait de nombreux bâtiments annexes, écuries, roseraie, etc…

Le plaisir des jardins, le goût des belles plantes sont affirmés ici par la présence d’une orangerie avec un réseau de citernes et de conduites, ainsi que de multiples terrasses cultivables. Tout ceci correspond davantage à un refuge, une résidence. Sur un fronton figurait sa devise « In deserto mihi, in urbé omni » (Au désert je suis à moi, en ville je suis à tous). Les Propriétaires de ce château ont malgré les difficultés d’accès, restauré en grande partie ce bâtiment qui est ouvert au public pour des visites guidées lors des journées du patrimoine.

Le CHâTEAU RUSSE


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Couvent des Capucins ou Château Russe

Couvent abritant, au XVII ème siècle, des capucins, missionnaires envoyés par Louis XIV, le Roi Soleil, jugeant les moines bénédictins présents auparavant, trop indulgents avec les protestants. C’est en 1850 que le lieu fut racheté et restauré par une famille russe : d’où son nom de « Château Russe ». Il fut habité jusqu’en 1884, puis abandonné. Menaçant de s’effondrer sur les contresbas habités, il fut détruit en grosse partie au milieu du XX ème siècle.

LE CASTELLAS


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Le Castellas est une construction emblématique de Sauve surplombant la cité, posée sur le bord du plateau calcaire de la Mer de Rochers. C’est en 1704 que l’intendant du Languedoc Roussillon de Basville ordonna d’enclore dans les murs de Sauve le rocher du castellas et d’y construire une guérite. Nul doute que ce lieu constituait un site privilégié pour la surveillance d’un secteur très large.


LA SYNAGOGUE


A l’époque du XI ème et XIII ème siècle, Sauve abritait aussi une communauté juive chassée d’Espagne, c’est ce qui expliquerait la présence, au cœur de la cité médiévale, d’une synagogue. Sauve connaissait alors une certaine prospérité pour attirer ces habiles commerçants du moyen âge jouant le rôle de prêteur (cette pratique du prêt à intérêt était interdite par l’église aux chrétiens).

C’est au XIV ème siècle que la communauté juive fut expulsée par Philippe Le Bel. La synagogue fut alors en partie détruite puis abandonnée. Il ne reste plus que les murs extérieurs, la cour et l’escalier à vis.


LES CAZERNES


Construction du XVIII ème siècle, suivant les plans de Vauban, l’architecte militaire du Roi Soleil qui envoya 10 000 hommes et deux maréchaux pour réprimer la révolte des camisards. Depuis le XVII ème siècle et la réorganisation de l’armée, on a abandonné (ou au moins limité) le logement des troupes chez l’habitant et inventé les casernes. Elles sont particulièrement typiques et construites suivant des plans-types modulaires. La cellule comprend une cage d’escalier centrale traversante encadrée, à chaque niveau, de quatre chambres de douze hommes avec cheminée pour le chauffage et la cuisine. Depuis 1815 ce bâtiment abrite l’usine de fabrication de fourches à 3 becs en micocoulier. Il fait actuellement l’objet de multiples travaux de rénovation. Un conservatoire de la fourche, doté des techniques modernes (vidéo-bornes thématiques, écrans tactiles, etc) a été ouvert en 2003. Visites toute l’année.


LA VILLE DE MUS


A quelques kilomètres de Sauve sur la route départementale 117 se dresse l’oppidum gallo-romain de Mus classé monument historique. On ne sait rien de cette cité, ni de ses origines, ni des peuples qui l’ont successivement habitée et rien de sa fin car il n’y a aucune archive, aucun document, ni aucune chronique. Le plus vieux document qui en fait mention date du XIV ème siècle et indique seulement son emplacement. Ce sont des ruines éparpillées un peu partout, tantôt sur le sol, tantôt dans la terre. De nombreux vestiges ont été trouvés lors des fouilles multiples; des objets en bronze, en fer et des vases en verre démontrant qu’une vie a commencé ici très tôt et qui a dû finir au début du V ème siècle de notre ère. Le vestige le plus important est sans aucun doute celui du Canal-Aqueduc qui constitue un ouvrage absolument remarquable (large d’environ 50 cm, il aurait parcouru 8 km). C’est un travail considérable destiné à amener l’eau potable dans la partie la plus haute de l’oppidum, un véritable « petit Pont du Gard ». Les premières fouilles du site auraient été effectuées dés 1737 par un illustre sauvain, le Dr ASTRUC.


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