Les hommes Illustres


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Jean ASTRUC, né à Sauve, le 19 mars 1684. L’un des plus glorieux enfants de Sauve. Diplômé à la faculté de médecine de Montpellier en 1703, il fut un des plus grands médecins du XVIII ème siècle dont la renommée parcourut le monde entier. Auteur de nombreux ouvrages. Il fut un temps le médecin du roi de Pologne, puis médecin consultant de Louis XV. Il enseigna au Collège de France et ses cours furent repris dans toutes les universités d’Europe. Il mourut à Paris le 5 mai 1766,  il terminait alors un dernier ouvrage.

« Sa vaste culture aidant, « il embrassa en grand toute l’étendue de l’art auquel il s’adonnait et dont il voulait augmenter la splendeur ».Jean GERMAIN, Sauve, Antique et Curieuse Cité.


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Jean-pierre CLARIS DE FLORIAN, ne à Sauve le 6 mars 1755. Il passa une partie de son enfance auprès de Voltaire qui s’appliqua à l’instruire et à le former faisant de lui son protégé. Les fables de Florian font de lui, après La Fontaine, un célèbre fabuliste. Son théâtre est peu connu de nos jours mais il a pourtant écrit des pièces très appréciées en son temps. En 1788, à l’age de trente trois ans, il est élu à l’Académie Française. Il a abordé presque tous les genres ; des contes en vers, des pièces fugitives, des romances en vers.

De 1784 à 1792, il publie ses nouvelles. Son oeuvre magistrale fut Estelle. Parolier c’est lui qui écrivit « Plaisir d’amour ». Incarcéré durant la révolution il fut libéré à la fin de la terreur en 1794, l’âme brisée, hanté par des spectres, atteint d’un fièvre hectique, il meurt le 13 septembre de la même année, à Sceaux (Hauts de Seine).La vie de Florian fut bien courte, pourtant son œuvre littéraire compte plus de vingt volumes.


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Henri Théodore SIVEL est né à sauve le 9 novembre 1834. Aéronaute, c’est en 1872 que Sivel entra au service de la Société de Navigation Aérienne de Paris.Il présentait alors son projet « d’exploration du Pôle Nord en Aérostat » qui attira l’attention du monde scientifique. Crocé SPINELLI ingénieur civil et auteur de « Mémoires et études sur l’aéronavale (ouvrage absolument remarquable pour son temps) fut chargé du rapport sur ce projet. C’est ainsi que les deux noms seront désormais indissociables.

Durant l’année 1874, ils réalisèrent le « Zénith » un nouvel appareil d’un volume de 3000 m3. Ce ballon fut entièrement monté et cousu à Sauve. Au printemps 1875, c’est de Paris que le « Zénith » fit sa première ascension battant le record mondial de durée de vol (23 heures, 7400 m d’altitude). Mais le 15 avril de la même année, les deux hommes périrent asphyxiés lors d’une nouvelle ascension à bord du « Zénith » de laquelle seul Gaston TISSANDIER survivra.


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Robert Filliou (Sauve, 1926 – Les Eyzies de Tayac, 1987), artiste poète, membre du mouvement Fluxus. Son œuvre s’inspire beaucoup de la philosophie zen. Il est le père du « principe d’équivalence » entre le « bien fait », le « mal fait » et le « pas fait ».  À partir de 1960, proche de Daniel Spoerri, il développe une activité de poète, considérant que le langage et les mots constituent le matériau premier de l’artiste. En 1961, il montre à la galerie Addi Köpcke de Copenhague ses premiers poèmes transcrits au pastel sur papier d’emballage et interprète un poème de 53 kilos (publié par la revue Phantomas, Bruxelles, 1964).

Les Poèmes en suspense, de la même période (L’Homme est solitaire, 1961), participent du Principe d’Économie Poétique, conçu par Filliou comme une théorie des implications sociales de l’art. De cette époque datent également les Long poèmes à finir chez soi, ainsi que le poème action Kabou’inema, où l’élément sonore est fourni par la traduction en japonais des noms de quelques célébrités. Ce dernier sera réalisé en public par Emmett Williams, Jean-Loup Philippe et Robert Filliou lui-même. En 1962, il rencontre George Brecht, Ben, Yves Klein, La Monte Young, Bernard Heidsieck, à la manifestation organisée par P.-A. Gette, à la Konsthall de Lunds : Fluxus La Cédille qui sourit Art Total Poésie Action.

Cette même année, il interprète avec Addi Köpcke, au Domaine Poétique organisé par Jean-Clarence Lambert, le poème action Le Père Lachaise N° 1. Entre 1965 et 1968, il ouvre à Villefranche-sur-Mer, en compagnie de George Brecht, « La Cédille qui sourit », une non-boutique conçue comme un centre international de création permanente. Y sont nées des idées de films et de poèmes visuels, d’acheminement de poèmes en petite vitesse, et de Telefon-poems (avec Dick Higgins). En 1967, installé à Düsseldorf, où il rejoint Spoerri et Dieter Roth, il rédige un livre d’enseignement en collaboration avecJoseph Beuys, George Brecht, John Cage et Allan Kaprow : Teaching and Learning as performing Arts.

Pensée comme un jeu, son œuvre s’articule autour de trois concepts « création permanente, réseau éternel et fête permanente » qui trouvent un prolongement dans la fondation d’une République géniale, pour le développement du génie humain, et du Poïpoïdrome (1963) avec Joachim Pfeufer. Filliou appartient à cette catégorie d’artistes qui envisagent leur œuvre comme un travail sur le langage, les mots, les sons, les images, afin de remettre en question les fondements mêmes de la création.

 

 

 

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